L'île de Sein - La parenthèse enchantée



Se laisser embarquer sur une petite île pour deux jours et se rendre compte à l'issue de ceux-ci que l'esprit y était libre. Comme si s'éloigner de la terre ferme l'aidait à se détacher de tout ce qui peut l'encombrer. Prendre le temps donc de ne rien faire si ce n'est de se balader et d'admirer la beauté des lieux.


Car, je l'atteste, il s'agit bien de beauté à l'île de Sein. Certes, elle n'est pas bien grande - même pas 3 kilomètres de long - mais elle recèle de petits coins de charme et de chemins tortueux qui lui prêtent tout son charme. Une ambiance particulière s'en dégage une fois les pieds foulant la cale, celle d'avoir l'impression de faire partie d'une grande famille, celle des Sénans. 


Un week-end sur l'île de Sein c'était embarquer à Audierne tôt le samedi (oui 9h30 un samedi c'est tôt !). Une heure de bateau sous le soleil avec un passage devant la Pointe du Raz et le phare de la Vieille. 
Nous débarquons sur l'île et partons à la recherche de notre hôtel puis nous trouvons un endroit à l'abri du vent pour pique-niquer dans les champs de galets. Nous faisons ainsi la connaissance de quelques oiseaux - grands gravelots, huîtriers pies ou autres sternes naines... que nous croiserons à maintes reprises le temps de notre séjour.
Retour vers la civilisation. Nous vadrouillons à travers les ruelles étroites, au contact des maisons de pêcheurs et autres habitations pour nous retrouver au port et en admirer la vue idyllique, paradisiaque même. Nous avons beau habiter en bord de mer, certains paysages et leurs couleurs arrivent encore à nous couper le souffle, ce fut le cas à ce moment même. Comme si nous nous retrouvions sur une plage rêvée à l'autre bout du monde. 
L'île de Sein, notre bout du monde...











































Retour au port en fin de journée pour trinquer au samedi soir. Nous ne sommes pas seuls, les habitués jouent à la pétanque alors que le soleil se couche tranquillement, comme s'il tardait pour que nous puissions profiter de lui au maximum. Nous nous faufilons à travers le bourg pour rejoindre notre table et déguster le menu local à base de poisson. A la nuit tombée, le phare nous fait signe, nous nous laissons guider par sa lumière.










Après la nuit de repos, nous entrouvrons la fenêtre et entendons la mer chanter. Nous ne pouvons que nous laisser porter par la mélodie et partons à la rencontre des pêcheurs d'huîtres, au pied du phare, sous un ciel chargé. A quelques pas de là, la chapelle Saint- Corentin se tient face à nous, sur l'un des lieux sacrés les plus anciens de l'île. Nous nous trouvons un petit coin, non loin de là, pour notre déjeuner. La sieste s'impose, une douce chaleur s'installe petit à petit et nos yeux s'entrouvrent sous un magnifique ciel bleu. Nous rendossons notre sac à dos et nous crapahutons jusqu'à l'autre bout de l'île pour profiter des derniers instants dans ce paradis perdu, face à la mer, dos à l'île. Le temps de l'au revoir. Nous ne voulons pas repartir mais le signal sonore du bateau nous ramène à la réalité. Cap vers le continent...






















































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