Le film du mercredi : Frantz.




J'ai vu "Frantz"de François Ozon, avec Pierre Niney et Paula Beer. Immersion dans une famille allemande à la fin de la 1ère guerre mondiale.



Synopsis : En Allemagne, après l'armistice de 1918. Tous les jours, Anna va fleurir la tombe de Frantz, son fiancé mort dans les tranchées de la Somme. C'est alors qu'elle surprend Adrien, un jeune français venu se recueillir. Il se présente comme l'ami de Frantz. Cette présence, à la suite de la défaite allemande, va provoquer des réactions passionnelles dans la ville. Anna, elle, va créer un lien d'amitié de plus en plus profond avec Adrien.





Frantz est mort à la guerre. L'histoire se déroule autour de deux personnages qui lui sont liés. 
Anna, sa fiancée allemande, qui se rend sur sa tombe tous les jours pour se recueillir et Adrien, son ami français venant à la rencontre de la famille de Frantz. 
Une rencontre qui ne se fait pas sans tensions. C'est la fin de la guerre, il y a eu des morts, un Français sur terre allemande n'est pas le bienvenu. C'est ce que font comprendre les parents de Frantz, chez qui vit Anna, lorsqu'elle leur présente Adrien. Mais petit à petit, la douleur s'estompe. Adrien raconte les moments passés avec Frantz, ils en redemandent "n'ayez pas peur de nous rendre heureux".
En tant que spectateur, on va observer plus particulièrement la façon dont Anna va créer du lien au fur et à mesure avec l'ami de son fiancé. Cet ami qui malgré les liens qui se tissent, ne semble pas à l'aise, fuyant, triste.
Arrive le jour où Adrien explique à Anna les vraies raisons de sa présence en Allemagne. Le lendemain, il fuit et rentre en France. 
La seconde partie du film se situe alors à Paris où Anna essaie de le retrouver...

Il m'a été difficile au départ de plonger dans l'histoire, peut-être du fait que le film soit tourné en noir et blanc ? Pourtant fan de Pierre Niney, j'ai également eu la sensation au début du film qu'il sur- jouait son personnage. Mais finalement, au fil du récit, on comprend son personnage, les personnages de façon générale et leur métamorphose.
C'est d'ailleurs l'évolution du personnage d'Anna qui m'a beaucoup touché. Particulièrement bien jouée par Paula Beer, elle se laisse aller à faire confiance à un homme qu'elle ne connaît pas et malgré l'annonce qu'il va lui faire, elle sera confronté à ses sentiments et l'envie d'avancer dans une nouvelle vie.
Un beau film avec des personnages principaux attachants mais aussi des personnages secondaires intéressants. Comment vivre avec la culpabilité en tant que père d'avoir amené son fils au front ? Peut-on s'autoriser à faire entrer l'ennemi d'une guerre chez soi ? Le mensonge peut-il être positif ?